Problématique de l'attachement

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La problématique de l'attachement renvoie à la théorie de l'attachement de John Bowlby[1]. Pour celui-ci, les besoins fondamentaux du jeune enfant sont liés aux contacts physiques et psychiques avec la personne qui prend soin de lui.

Le degré d'implication (réel ou vécu) dans ces contacts relationnels pendant l'enfance (6 mois à 2 ans) aura des répercutions sur la capacité d'attachement dans l'âge adulte, notamment dans la vie sentimentale, mais aussi professionnelle.

Pour nous, PNListes, cette théorie attire notre attention sur notre biais de vouloir faire de la thérapie brève. Les client ayant une problématique de l'attachement ne peuvent pas le régler avec un thérapeute qui vient et ressort rapidement de sa vie et qui en cela est une métaphore de ce qui s'est passé dans l'enfance. Il ne ferait alors que confirmer sa problématique d'abandon.

Schèmes d'attachement[modifier]

La théorie de Bowlby présente 4 schèmes d'attachement :

La personne qui prend soin entraine enfant, puis adulte
répond aux besoins rapidement, avec cohérence et s'implique dans la relation. Secure - explore son environnement, cherche la proximité du donneur de soin, s'ouvre à un étranger.
N'accepte pas les pleurs, peu de soutien à l'enfant tendu, pousse l'enfant à se débrouiller. Evitant - Ne cherche pas le contact, pas d'échange affectif pendant les jeux, pas perturbé lors d'une séparation, ne fait pas d'effort pour maintenir un contact.
Alternance en comportements adéquats et réactions négligantes. Ambivalent/résistant - Recherche la proximité, mais reste en colère lorsqu'il l'obtient, incapable d'utiliser le donneur de soin comme base de sécurité.
Intrusif ou garde ses distances, négativité, maltraitance. Désorganisé - Comportements contradictoires, stéréotypés ou figés.

Impact pour notre pratique[modifier]

Un adulte ambivalent/résistant a tendance à consulter facilement ou suivre des formations de développements personnels. à la fois, il souhaite s'impliquer dans des relations de qualité et à la fois fait tout pour que cela ne marche pas. Ils recherchent un formateur, un coach, un psychothérapeute pour l'aider mais le quite assez vite en étant insatisfait et passe à un autre. Il peut venir avec une demande excuse, par exemple une phobie, mais en réalité, il vient rejouer sa problématique avec le thérapeute. Si on lui règle sa phobie, il est soi-disant content et s'en va, mais reste avec le vécu qu'il n'est pas accepté, maintenu dans la relation s'il n'a pas un problème. Le thérapeute doit déceler, au delà de la demande superficielle, la souffrance que le sujet a en profondeur. La rapidité de technique PNL est ici un inconvénient. L'implication, la constance et la durée de l'intervention du thérapeute sera essentielle dans la résolution de cette problématique. Le sujet a donc besoin d'une thérapie qui ne soit pas brève.

Objectif flou[modifier]

Dans la même veine, un client ambivalent/résistant peut venir consulter avec un objectif flou, c'est-à-dire une présentation de l'état présent vague (par exemple : "Je ne vais pas bien." ou "Je ne suis pas heureux.") et n'ont pas forcément d'état désiré à part aller mieux... Bon nombre de PNListes considère qu'ils ne peuvent travailler sans un objectif clair, alors que ce type de patient a besoin de temps pour formuler une demande. Si on le presse, il invente un objectif superficiel. Il est profitable de donner le temps au sujet et de l'aider à cerner une demande qui correspond au vrai besoin : l'attachement à une personne donneur de soin. Pour certains adultes, seul leur thérapeute peut leur donner cela pour l'instant. Encore faut-il que celui-ci ne se limite pas qu'au thérapie brève.

Notes et références[modifier]

  1. John Bowlby (1907-1990) était psychiatre et psychanalyste britanique.