Problématique de la lecture

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Pour savoir bien lire, plusieurs compétences sont nécessaires : reconnaitre les mots, saisir leur sens, faire des inférences, savoir prononcer les mots... et tout cela à une certaine vitesse.

Reconnaître les mots — Mémorisation[modifier]

Pour pouvoir reconnaître facilement les mots, il faut intégrer ceux-ci dans le lexique (mémoire lexicale). 2 méthodes co-existent.

Boucles phonologiques[modifier]

C'est la méthodologie la plus utilisée. Elle consiste à se répéter dans le Di les syllabes des mots. Après avoir anonné un certain nombre de fois un mot, il entre dans le lexique et enfin on peut le lire à une vitesse normale. Cela correspond à la méthode analytique. Elle est de toute façon utile pour les mots qu'on ne connait pas encore. En PNL, on ne favorise pas le Di car il ne facilite pas une compréhension correcte, ce qui est un comble pour la lecture[1].

Stratégie PNL de mémorisation[modifier]

La stratégie PNL de mémorisation permet d'intégrer les mots facilement et rapidement dans le lexique. Elle permet ainsi de diminuer par 2 le temps de rééducation d'un dyslexique. C'est donc la première stratégie cognitive nécessaire pour la lecture.

Saisir le sens de ces mots — Compréhension[modifier]

3 types de problème de compréhension[modifier]

La stratégie PNL de compréhension permet de distinguer 3 types de problèmes de compréhension[2]. Lors de la lecture l'enfant doit :

  1. visualiser analogiquement le sens du texte et pour cela il doit pouvoir
  2. faire référence à sa mémoire sémantique des mots ainsi que bien
  3. gérer les connecteurs.

En PNL, nous avons construit des séquences d'exercices pour intégrer la capacité à comprendre ce qu'on lit.

Faire des inférences[modifier]

Permet à partir de la compréhension du texte de croiser des infos qui lui permettent de comprendre plus finement des aspects sous-entendus.

Prononcer ce qu'on lit — Prononciation[modifier]

Il ne suffit pas de voir les mots, les reconnaître, puis de comprendre le sens de la phrase. Il est question également de pouvoir prononcer les mots à la lecture. La stratégie PNL d'intégration Visuelle/Auditive[3] est ici indispensable et complémentaire à la stratégie PNL de mémorisation. Je reconnais les mots et je les prononce ; 2 objectifs, 2 stratégies cognitives.

Vitesse de lecture[modifier]

La compréhension de ce qu'on lit nécessite également de lire à une vitesse qui ne descend pas en dessous d'un certain seuil[4]. Après avoir intégrer les stratégies nécessaires ci-dessus, il est donc question de dépasser celui-ci. Il est donc question de s'entraîner, de faire des exercices de lecture en cherchant la vitesse.

Problèmes physiologiques[modifier]

Les bonnes stratégies cognitives ne suffiront néanmoins pas si l'enfant à un soucis physiologique.

Déshydratation[modifier]

Les enfants se déshydratent très vite et dans ce cas, leurs capacités cognitives baissent rapidement.

Trop de sucre rapide[modifier]

Une expérience à montrer que lorsqu'on donne un grand verre de coca à des enfants juste avant une tâche scolaire, ils avaient une moins bonne performance que les enfants qui n'ont pas absorbé ces sucres lents. Ils s'agitaient et ne restaient pas concentrés.

Mouvements saccadés des yeux[modifier]

Certains enfants ne parviennent pas à laisser leurs yeux suivre la ligne d'écriture de manière continue. Les tensions dans les muscles des globes oculaires sont telles que les mouvements des yeux sont saccadés et donc sautent des mots ou syllabes, ce qui oblige ces enfants à faire des retours en arrière et ralentit leur vitesse de lecture.

Notes et références[modifier]

  1. Alain Thiry, La pédagogie PNL, De Boeck Supérieur, Bruxelles, 2014, p. 48.
  2. Alain Thiry, 2014, p. 39.
  3. Alain Thiry, 2014, p. 53.
  4. Un lecteur moyen lit 300 mots efficaces (pondérés par le degré de compréhension) par minute, un bon lecteur 400 mpm, un très lent 100 mpm. En dessous de 100 mpm, cela rend la compréhension difficile, voire impossible.