Stratégies d'apprentissage

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Les stratégies d'apprentissage sont des modèles en PNL pour apprendre à apprendre. Suite à la modélisation d'élèves brillants, nous avons pu repérer chez eux 4 grandes stratégies :

  • stratégie de compréhension,
  • stratégie de mémorisation,
  • stratégie de réflexion,
  • stratégie d'expression

Certaines notions scolaires, comme la préparation d'une dictée ou la lecture d'un texte, ne nécessitent qu'une seule de ces stratégies. Ce sont elles que nous utilisons pour les installer. Après les avoir ensuite entraîner, quand elles sont toutes disponibles cognitivement à chaque enfant de la classe, alors seulement on peut se lancer dans des disciplines qui nécessitent l'usage de toutes les stratégies, comme les math, la grammaire...

Stratégie de compréhension[modifier]

À la lecture d'un texte ou à l'écoute d'une explication, un élève peut : soit utiliser une boucle auditive dans laquelle il cherche à garder à l'esprit les mots employés, soit transformer ce qui est dit en une schématisation visuelle représentant le sens du discours. Pour les intervenants pédagogiques en PNL, seule cette dernière permet d'approcher une vraie compréhension. Ils distinguent trois types de problèmes de compréhension[1] :

  1. les enfants qui ne savent pas qu'il faut chercher à visualiser ce qui est dit,
  2. les enfants qui n'ont pas acquis les bases de la matière qui leur est expliquée,
  3. les enfants qui ne savent pas combiner visuellement différentes idées (argumentation).

La pédagogie PNL propose des méthodes et exercices d'intégration différents pour travailler ces 3 aspects de la compréhension.

Stratégie de mémorisation[modifier]

L'exploration phénoménologique d'apprenants ayant une bonne orthographe a mis en lumière l'importance dès la perception d'un nouveau mot d'une opération mentale visuelle remémorée suivie d'un contrôle kinesthésique[2]. Aujourd'hui, on peut guider un jeune dans cette stratégie pour qu'il intègre également une bonne orthographe[3]. L'apprenant pourra ensuite généraliser cette stratégie pour mémoriser tout ce qu'il décidera.

François Loiselle a décrit dans sa thèse universitaire (L'effet de l'emplacement des yeux sur la mémorisation orthographique, dirigée par Renaud LeBlanc, Université de Moncton, Canada, 1985) l'expérimentation qu'il a réalisée sur ce modèle en répartissant des personnes en 4 groupes. Au premier, il a demandé de visualiser en haut à leur gauche une série de mots présentés. Au second, visualiser en bas à droite. Le troisième n'a reçu pour toute consigne d'étudier et un quatrième de simplement visualiser. Ses résultats ont montré que le groupe qui était invité à visualiser en haut à leur gauche, ont une performance nettement supérieure aux autres groupes et maintiennent leur acquis après l'expérience[4].

Révisions espacées[modifier]

Courbe de l'oubli selon Ebbinghaus

Une recherche en sciences cognitives montre que des informations mémorisées s'oublient très vite. Il est donc nécessaire de mettre en place une série de révisions espacées, c'est-à-dire que le temps entre celles-ci augmente à chaque fois.

Stratégie de transfert[modifier]

La stratégie de transfert sert à pouvoir avoir accès aux compétences acquises dans un autre contexte que celui du moment de l'étude. Par exemple, penser à utiliser des compétences acquises au cours de mathématique dans le cours de physique ou encore avoir accès, lors d'un voyage à Londres, au vocabulaire appris dans sa chambre. Cette stratégie correspond à ce que les intervenants en PNL appelle un pont vers le futur[5]. C'est, à la fin de l'étude d'une leçon, le fait de s'imaginer dans un futur utilisant l'information apprise. Sa structure est bien un Visuel (V) dans le futur et associé (K), donc la même que celle de la mémorisation.

Stratégie de réflexion[modifier]

Ce que les intervenants pédagogiques en PNL appellent la stratégie de réflexion n'est en fait que le déclencheur de la réflexion. Ils proposent de veiller au contenu du dialogue interne[6]. Ils considèrent celui-ci comme efficace lorsque l'enfant se pose des questions qui invitent à visualiser des liens entre différents éléments logiques. Par contre, le piège serait de se lancer dans la réflexion alors que la compréhension de ce qui est dit par l'enseignant n'est pas terminée. L'exemple le plus frappant étant les enfants qui n'ont pas encore compris complètement la consigne d'un problème et qui réfléchissent déjà pour le résoudre.

Les questions forçant la comparaison sont très utiles ("quelles ressemblances ou différences entre..."), ainsi que celles issues du modèle des niveaux de connaissance.

Stratégie de prononciation[modifier]

Stratégie nécessaire dans l'apprentissage des langues étrangères, son nom dans le jargon PNL est stratégie d'intégration visuelle/auditive[7]. Cette stratégie est constituée d'une opération visuelle remémorée, suivie de deux auditives (remémorée puis construite) pour terminer par un test kinesthésique. Elle attire l'attention sur l'importance d'une opération auditive remémorée et non sur un dialogue interne, c'est-à-dire réentendre le professeur avec sa voix et son accent et non pas se répéter mentalement ce qu'on croit avoir entendu.

Notes et références[modifier]

  1. Alain Thiry, 2006, p. 58-59}}.
  2. Alain Thiry, 2007, p. 52.
  3. Alain Thiry, 2007, p. 57.
  4. Alain Thiry, 2007, p. 147, « Annexe 1 ».
  5. Alain Thiry, 2007, p. 70.
  6. Alain Thiry, 2006, p. 80.
  7. Alain Thiry, 2006, p. 86.